DES INJURES ENVERS JEANNE GODIN, ÉPOUSE DE CLAUDE PETIT

En juillet 1676, Jeanne GODIN demande que Anne GASNIER, veuve de Jean BOURDON, vivant procureur général au Conseil souverain, soit condamnée par le juge de la Prévôté de Québec à lui faire réparation d'honneur pour avoir dit des injures atroces et scandaleuses, notamment qu'elle n'est pas mariée avec Claude PETIT et qu'elle est sa concubine ! De telles calomnies font un tort à sa réputation. 

Comparant pour GASNIER, l'huissier René HUBERT dit qu'il persiste en la réponse que GASNIER a faite à l'huissier GOSSET à l'effet que comme elle est veuve du procureur général, elle demande que la cause soit renvoyée devant le Conseil souverain ! De plus, HUBERT ajoute que c'est plutôt à GODIN de prouver ses dires.

Le juge met hors de cour la demande de renvoi de GASNIER mais ordonne à GODIN de faire venir ses témoins. La cause n'a pas de suite.

Une semaine plus tard, Jeanne GODIN revient devant le tribunal de la Prévôté en compagnie d'Étienne MARANDEAU et son épouse. Les deux femmes se plaignent contre Catherine DE VALOIS, épouse de Benoit LAÎNÉ, qui dit des injures infamantes et calomnieuses envers elles. Présente, DE VALOIS déclare qu'elle reconnaît GODIN et l'épouse de MARANDEAU pour femmes de bien et d'honneur et défense lui est faite de récidiver.

Rédaction : Guy Perron, paléographe

Source : Prévôté de Québec, transcription des volumes 9 et 10 (registres civils), 14 janvier 1676 au 14 décembre 1677, Longueuil, Les Éditions historiques et généalogiques Pepin, tome V, coll. Notre patrimoine national no. 315, 2004.