DES ENFANTS ENDOMMAGENT LA MAISON DE JACQUES DE LA ROÉ

Le menuisier Jacques DE LA ROÉ possède une maison à la Petite-Rivière. Cependant, il n'y tient « ni feu ni lieu » et personne ne l'occupe.

En août 1675, DE LA ROÉ conclut dans sa requête, présentée au juge de la Prévôté de Québec, à ce que Louis FONTAINE ait à payer le dommage que ses enfants ont fait dans sa maison. FONTAINE réplique que la maison du menuisier n'est pas fermée et « qu'il l'a vu toujours ouverte » ! De plus, il ajoute n'être pas responsable de ses enfants, qu'il les désavoue et les châtie lorsqu'ils font du mal et que c'est à DE LA ROÉ de se plaindre à sa femme (Madeleine BRASSARD), la mère de ses enfants !

Le juge ordonne au sieur ANGERS et à Samuel VIGNÉ d'examiner le dommage (s'il y a) fait par les enfants du couple FONTAINE-BRASSARD et les parties s'accorderont, si faire se peut.

Quelques mois auparavant, à l'hiver 1673, Madeleine BRASSARD (ou BROSSARD), femme de Louis FONTAINE, est condamnée par le juge de la Prévôté de Québec à payer les dommages et intérêts pour avoir tué le chat de Pierre BODIN !

Rédaction : Guy Perron, paléographe

Source : Prévôté de Québec, transcription des volumes 7 et 8 (registres civils), 9 janvier 1674 au 20 décembre 1675, Longueuil, Les Éditions historiques et généalogiques Pepin, tome IV, coll. Notre patrimoine national no. 312, 2003.